Du baril à la pompe, comment marche l'implacable engrenage des prix

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Par David Pargamin le 18.10.2021 à 19h11 Lecture 4 min. Abonnés

Dans un billet publié jeudi dernier, la Banque de France a analysé l'influence du marché du Brent sur les prix à la pompe. Conclusion? Le prix du baril entraînerait celui de l'essence avec un décalage d'une dizaine de jours. 

Pompe à essence à Montpellier

"Les stations qui pratiquent des prix plus faibles modifient leurs prix plus fréquemment que les autres", note les économistes de la Banque de France, le 14 octobre 2021.

AFP/Archives - PASCAL GUYOT

Les consommateurs vont-ils tenir le choc? Alors que le prix de l’essence continue de grimper dans les stations-service, le baril de Brent poursuit son ascension à la bourse. Entraîné par le prix des autres énergies, le pétrole a atteint son plus haut depuis le début de l’année. Ce lundi 18 octobre, le baril s’échangeait à 85 dollars sur la place de Rotterdam, contre 51 dollars au mois de janvier. Un mouvement accentué par le refus des pays de l’Opep+ de remonter les cadences de production au-delà de 400.000 barils par jour, au mois de novembre, pour répondre à la hausse des cours actuelle et de la demande mondiale.

Pour les pays qui ne produisent pas de pétrole, la variation des prix finit par se ressentir sur le portefeuille des consommateurs. Mais en combien de temps? Dans un billet publié jeudi dernier, trois économistes de la Banque de France ont tenté d'analyser la vitesse à laquelle se met en place cet engrenage inévitable, par lequel les stations-essence absorbent les chocs du marché. Réponse, il faudrait une dizaine de jours en moyenne pour que la hausse du Brent se répercute sur les prix à la pompe. "Au bout de onze jours, 90% du choc aura été intégré par l'ensemble des stations-service",

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