[Bonne nouvelle] Strasbourg va produire de l’hydrogène propre à partir de biomasse dès 2021

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Publié le 22 septembre 2019

Alors que les taxis à hydrogène se font de plus en plus visibles dans les rues de Paris, une unité de production d'hydrogène vert va voir le jour à Strasbourg d'ici 2021. Le procédé, unique au monde, consiste à fabriquer ce gaz à partir de biomasse, sans émettre de CO2. 650 kilogrammes pourraient être produits chaque jour et pourraient faire rouler une trentaine de bus.

C’est un procédé unique au monde qu’ont mis au point deux entreprises françaises, Haffner Energy, une PME basée dans la Marne, et Réseaux-Gaz de Strasbourg (R-GDS). Il s’agit de fabriquer de l’hydrogène vert à partir de biomasse, sans émettre de CO2. Une trentaine de bus strasbourgeois pourraient ainsi rouler chaque jour à partir de 2021.

Si l’hydrogène permet déjà d’alimenter des taxis à Paris, et même des bus depuis le mois de septembre, en ne laissant échapper que de l’eau, celui-ci reste produit à partir d’énergies fossiles, ce qui plombe son bilan carbone. Avec Hynoca, le gaz sera produit grâce à la thermolyse (chauffage à 400 degrés) de déchets forestiers et agricoles, une technique moins coûteuse que l’électrolyse de l’eau et des énergies renouvelables.

650 kilogrammes d’hydrogène par jour

"Notre objectif, c'est cinq euros le kilogramme d'hydrogène en 2021 pour descendre à trois euros le kilogramme en 2025. Nous serons alors compétitifs avec les énergies fossiles hors taxes", explique Philippe Haffner, président et cofondateur de Haffner Energy. Un démonstrateur industriel va être installé dans la banlieue de la capitale alsacienne, sur le site de R-GDS, et devrait produire 650 kilos d’hydrogène par jour. De quoi faire rouler l’équivalent de 1 500 véhicules par an (parcourant en moyenne 15 000 kilomètres).

Un prototype installé à Vitry-le-François et cofinancé par l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) assure déjà une production de 120 kilogrammes par jour. L'enjeu est désormais de valider le procédé à l’échelle industrielle. En cas de sous-exploitation, l'installation, qui a nécessité sept millions d’euros d’investissement, pourra produire de l'hypergaz injectable dans les réseaux de chaleur.

Concepcion Alvarez, @conce1

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