Carburants: Xavier Betrand plaide pour libérer des stocks stratégiques "au niveau national"

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Le président LR du conseil régional des Hauts-de-France Xavier Bertrand a déploré ce jeudi 6 octobre que le gouvernement n'ait pas libéré des stocks stratégiques de carburant "au niveau national" pour faire face aux difficultés d'approvisionnement de certaines stations-service.

"Chez nous il y a 32% des stations" qui ont des problèmes d'approvisionnement, notamment "parce que beaucoup d'étrangers viennent faire leur plein chez nous", a affirmé sur franceinfo Xavier Bertrand, qui avait interpellé le gouvernement la veille sur le sujet.

Ce mercredi 5 octobre, Dominique Schelcher, président de Système U, exhortait le gouvernement à libérer les stocks stratégiques, alors que le mouvement de grève se poursuit dans les raffineries. "Les ruptures de carburant dans les stations se multiplient. Les causes sont multiples : demande soutenue avec la remise, niveau bas du Rhin dans l’Est et surtout les grèves dans les raffineries. Question : y aura-t-il libération de stocks stratégiques pour aider les Français ?", s'était-il interrogé sur Twitter. 

Le préfet des Hauts-de-France a annoncé mercredi que des stocks stratégiques avaient été été libérés dans la journée.

Mais "c'est au niveau national qu'il aurait fallu anticiper" et "libérer les stocks stratégiques", a affirmé Xavier Bertrand, en souhaitant "que le gouvernement nous dise la vérité sur la façon dont tout va être livré dans les jours qui viennent".

Selon lui "il ne faut pas hésiter" face au blocage des raffineries, avec "la réquisition ou la menace de la réquisition pour libérer les stocks".

Pénurie de carburant : Xavier Bertrand "demande au gouvernement qu'il nous dise la vérité"https://t.co/ojkxcRZR4u pic.twitter.com/BjPHjxLixf

— franceinfo (@franceinfo) October 6, 2022

Aider les salariés licenciés de chez Camaieu 

Interrogé aussi sur la liquidation de l'entreprise Camaieu, Xavier Bertrand a assuré que "les salariés licenciés, nous allons les aider".

Quant à savoir si l'entreprise était sauvable, "elle pouvait l'être et je pense qu'aujourd'hui, même après la liquidation il y a, je le souhaite, des projets qui pourraient reprendre la marque et une partie des personnels. Si c'est le cas, on aidera ces projets de reprise", a-t-il assuré.

"Il ne s'agit pas de faire naître le moindre espoir", mais "s'il y a un projet de reprise, je suis prêt à ce que la région, avec l'Etat, puisse aider budgétairement, financièrement, si c'est un vrai projet d'envergure", a-t-il assuré.

Face à la hausse des prix de l'énergie il a plaidé pour "un bouclier tarifaire pour l'ensemble des entreprises".

Il faut aussi "que la France obtienne de l'Europe la même chose que l'Espagne" avec "une dérogation" sur la fixation des prix, "pour que nos entreprises puissent passer des contrats de long terme avec EDF", a-t-il estimé.

"C'est un combat pour l'emploi", a-t-il estimé.

Quant au plan de soutien de 200 milliards d'euros débloqué par l'Allemagne, "c'est clairement un coup de canif dans le marché européen de l'énergie", a affirmé l'ancien candidat à la primaire de LR pour l'élection présidentielle, selon qui "nos amis allemands, entre guillemets, ne jouent pas le jeu".

(Avec AFP)

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