[L'instant tech] Comment les start-up du CEA, Hexana et Stellaria, comptent s’imposer dans les mini-réacteurs nucléaires

Il y a 1 année 757

Capitalisant sur 50 ans de recherche sur les surgénérateurs nucléaires et le cycle du combustible, le CEA pousse deux start-up dans la course mondiale aux mini-réacteurs nucléaires de quatrième génération. Présentation des technologies qu’elles ont retenues pour s’imposer dans un secteur en pleine effervescence.

Mieux vaut tard que jamais. Au moment où près de 80 projets, dont trois français (Nuward, Naarea et Jimmy), se font déjà concurrence dans le monde, le CEA a décidé d’entrer dans la course aux petits réacteurs nucléaires (SMR). Après un appel à idées réalisé en interne, cinq projets ont été retenus, donc deux assez matures pour permettre de donner naissance à des start-up. Ils ont été dévoilés le 9 mars lors du salon consacré aux deeptechs, Hello Tomorrow, organisé à Paris.

Le premier projet, Hexana, est porté par Sylvain Nizou, un ingénieur docteur passé par STMicroelectronics qui a ensuite évolué pendant quinze ans dans l’efficacité énergétique et les renouvelables. Arrivé il y a trois ans au CEA, à la direction des programmes sur l’économie circulaire, ce nouveau dirigeant de start-up a trouvé dans le petit nucléaire une solution pour fournir assez d’énergie décarbonée pour fermer le cycle industriel du carbone, entre captage dans l’air, les fumées ou les déchets, et valorisation dans la production de carburant de synthèse notamment.

«On veut créer des émissions négatives. Mais on n’est pas à la hauteur dans les ordres de grandeurs avec les énergies renouvelables», observe Sylvain Nizou. Il s’est donc rapproché de deux experts nucléaires du CEA, Paul Gauthé (du programme Astrid) et Jean-Baptiste Drouin (ingénieur docteur en conception, fonctionnement et sûreté des réacteurs avancés), qui avaient proposé une technologie de réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium. Celle utilisée dans les surgénérateurs Phénix, Superphénix et dans le programme Astrid. «La R&D sur cette technologie ne s’est pas arrêtée après la décision de ne pas construire le démonstrateur Astrid, rappelle Stéphane Sarrade, directeurs des programmes énergies au CEA. Nous disposons toujours de 135 chercheurs qui travaillent sur le sujet.»

Neutrons rapides, chaleur et stockage pour Hexana

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