Pétrole: une flambée moins grave que les précédentes

Il y a 6 mois 328

Par The Economist le 20.03.2022 à 10h36 Lecture 2 min. Abonnés

L'autosuffisance américaine en hydrocarbures et les progrès de l'efficacité énergétique ont changé la donne pour l'économie mondiale.

28754_1684101_k2_k1_3876874.jpg

Exploitation gazière en Pennsylvanie. Grâce au gaz de schiste, les Etats-Unis sont aujourd'hui à l'abri d'un choc pétrolier. Contrairement aux années 1970.

J. West/Report Digital-Réa

A six reprises depuis 1970, des épisodes de hausse brutale de plus de 50% du prix du pétrole ont précédé une récession. Trois changements intervenus ces dernières années dans la structure de l'économie mondiale pourraient cette fois amortir le choc. En premier lieu, le rôle du pétrole dans les cycles de croissance n'est plus ce qu'il était. En 1973, on brûlait environ quatre litres de pétrole pour produire l'équivalent de 1.000 dollars de PIB; aujourd'hui, grâce à l'amélioration de l'efficacité énergétique, il en faut deux fois moins. La montée en puissance des services par rapport à l'industrie contribue aussi au phénomène. Autre changement, la manière dont les gouvernements occidentaux réagissent aux chocs pétroliers. Depuis le début des années 1980, ils s'abstiennent d'intervenir en encadrant les prix, ce qui a accentué leur volatilité, mais rendu les ajustements des marchés moins brutaux.

Communiqués, partenariat Cision

Lire la Suite de l'Article